Du 9 au 20 mai 2016 : De Sabaya à Uyuni 285 km

On a marché sur du sel

Nous nous dirigeons vers le sud de l’Altiplano. Entre Sabaya et Uyuni, le paysage est radicalement bouleversé. Les massifs montagneux sont composés de longs cordons volcaniques, les plaines sont remplacées par des salars (lacs salés). Nous entrons dans le territoire des indiens Quechua.

6h30 lever de soleil sur le salar de Coipasa

6h30 lever de soleil sur le salar de Coipasa

Walking on the moon

Walking on the moon

Troupeau de lamas

Troupeau de lamas

Les prairies du village de Coquesa sont au bord du salar d'Uyuni

Les prairies du village de Coquesa sont au bord du salar d’Uyuni

Le salar de Coipasa

Au départ de Sabaya, nous projetons de marcher en direction du village de Coipasa et de s’arrêter quelques kilomètres avant pour bivouaquer. Les deux villes sont séparées d’environ 35 km. A mi-parcours, nous nous chargeons en eau afin d’assurer notre autonomie pour la soirée et le début de la journée suivante. L’itinéraire que nous avons choisi quitte la piste pour s’orienter tout droit vers le sud. Nous sommes loin de nous attendre au changement qui va se produire. Peu à peu, le terrain s’aplanit, la végétation devient de plus en plus clairsemée et le sol blanchie à mesure que nous avançons. Nous entrons sur la partie nord du salar de Coipasa. La couche de sel s’épaissie sous nos pieds. L’horizon n’est plus que la séparation entre un immense espace blanc et un autre bleu, tout aussi immense. Le vent s’intensifie, nous ne pourrons pas monter la tente aux alentours. Nous décidons de marcher jusqu’à Coipasa. Sophie revêt sa veste Gore-tex. J’ai du mal à tenir ma trajectoire. A l’ouest, sur notre droite, les montagnes paraissent toutes petites. Le vent est très fort. Il vient directement de l’Océan Pacifique, traverse le Chili sans y être ralenti pour venir balayer la plaine blanche. Il emporte avec lui le sable fin des dunes qui bordent la frontière entre les deux pays. Ces vagues de sable se faufilent partout, jusque sous nos lunettes. Je marche l’épaule droite en avant comme si je devais entrer en percussion dans une défense de rugby. Le haut du corps penché, je tente de fendre cette barrière invisible. L’air arrive en flux continu, comme si tous les joueurs de l’équipe adverse s’étaient mis en fil indienne et qu’ils avançaient sur moi. Parfois, je me sens déséquilibré. J’ai des difficultés à tenir mes bâtons de marche bien verticaux. Le sel est si dur qu’ils ne peuvent s’y ancrer. Au loin, nous apercevons un bout de montagne. Le soleil commence à descendre, il est plus de 17h. Au village, une famille de Boliviens nous offre l’hospitalité dans leur maison en construction. Nous devons nous reposer car le lendemain, la traversée du salar de Coipasa nous attend.

Bonnets et vestes Gore-tex, fais pas chaud sur le salar au petit matin

Bonnets et vestes Gore-tex, fais pas chaud sur le salar au petit matin

Le sel dessine des motifs variés pour le plaisir des yeux

Le sel dessine des motifs variés pour le plaisir des yeux

ombre géante

ombre géante

La pause de 10 heures café-pain-chocolat s'apprécie bien après déjà quatre heures de marche sur le salar de Coipasa

La pause de 10 heures café-pain-chocolat s’apprécie bien après déjà quatre heures de marche sur le salar de Coipasa

5h15 du matin, le réveil sonne. Nous plions nos sacs de couchages, avalons un thé et quelques pains puis partons à l’assaut de la plus longue étape de Voyage en Marche, d’une distance totale de 42 km. Nous passons dans le village endormi alors que le soleil n’a pas encore pointé son nez. Nous marchons d’un bon pas pour nous réchauffer. La température est très loin en dessous de zéro. Au bout d’une heure, le soleil se lève. Il s’extirpe de l’horizon blanche pour étirer ses rayons sur le salar. La lumière est d’abord orangée puis jaune avant de devenir blanche et brûlante. Nos ombres s’allongent sur l’immensité. Accolées, elles ressemblent à un ersatz de lama aux membres démesurément allongés. A mesure que chaque minute s’écoule, le soleil monte un peu plus haut dans le ciel et notre lama rétrécie d’autant pour reprendre peu à peu forme humaine. Sur le salar, notre ombre est telle un carrosse de camélidés qui se transforme en un cucurbitacé humain. A la mi-journée, nous nous préparons un café au milieu de nulle part. Seuls au monde, seuls représentants du règne animal sur cette terre salée. Enfin, peut-être pas tout à fait ! Quelques papillons vivent, volent et meurent ici. Mais que font-ils donc là, à 40km de toute fleur à butiner? Leur présence nous intrigue. Nous imaginons ce papillon qui sort de son cocon, étend ses ailes… Il apprécie le souffle de ce vent qui pour l’instant l’aide à vivre. Grâce à lui, il sèche rapidement et commence à préparer son envol vers son repas de pollen. Dès les premiers battements d’ailes, la bise salutaire devient meurtrière. En quelques instants, notre lépidoptère est propulsé à grande vitesse au dessus d’une nature hostile. Il se débat, s’accroche et tente d’utiliser le vent contre qui, de toutes façons, il ne peut pas lutter. En vain, perdu au milieu du salar, il termine sa vie sans avoir pu goûter au précieux nectar. Où l’on comprend mieux ce que signifie, naître au mauvais endroit au mauvais moment.

Où l'on comprend mieux l'importance de naître au bon moment au bon endroit...

Où l’on comprend mieux l’importance de naître au bon moment au bon endroit…

Du bleu et du blanc... à l'infini!

Du bleu et du blanc… à l’infini!

Pedro en plein élan

Pedro en plein élan

Yercid, 9 ans, futur aventurier de l'Altiplano

Yercid, 9 ans, futur aventurier de l’Altiplano

La moisson du quinoa

En fin de journée, la plante des pieds un peu douloureuse, nous atteignons le hameau de Tauca. Armand, un agriculteur du village nous propose de monter notre tente à l’abri sous un appenti derrière son tracteur de marque Massey Ferguson. Comme notre hôte, de nombreux boliviens vivent du quinoa. Cette céréale de la famille des Chénopodes est cultivée depuis la civilisation des Tiwanaku et fût ensuite reprise par les Incas. Plus riche en protéines que le lait, elle constitue pour les populations locales une merveilleuse ressource nutritionnelle. Au mois de mai, la récolte bat son plein dans les plaines. Les jeunes générations, partis travailler à La Paz, reviennent pour aider  leur famille à la moisson. Toute la récolte se fait manuellement. Seuls quelques engins mécaniques, d’un autre temps, facilitent le labour avant de semer. En chemin, nous apercevons les travailleurs qui portent d’immenses gerbes sur leur dos. Ils les regroupent en rangées pour ensuite les battre. On étale alors une bâche sur laquelle est déposé le quinoa, racines à l’extérieur, épis à l’intérieur. Le grain est séparé de la tige. Sur la bâche, il reste un amas de petites boules de quinoa, des écorces et des morceaux de branches cassées. L’étape suivante consiste à passer le mélange à travers un grand tamis secoué horizontalement par deux paysans. Ultime labeur, le grain est trié avec un tarar afin de le purifier. Des camions parcourent la campagne pour récupérer les sacs remplis à ras bord et les acheminer à la coopérative. Toutes ces manoeuvres génèrent une poussière noir qui colle sur la peau des travailleurs. Nous traversons à maintes reprises ces nuages épais. Ils sentent comme ceux du grain de blé tout juste moissonné et ont la consistance de la poussière d’orge. Je ferme les yeux un moment et je laisse les souvenirs remonter. Je vois mon père dans son champ d’orge qui vient de terminer le premier tour avec sa moissonneuse de marque Massey Ferguson. Nous sommes au mois de juillet, le soleil est chaud. Je descends du tracteur, soulève la paille fraîchement battue afin de vérifier si la machine perd des grains. Il n’y a pas de grains, les réglages sont bons. Mon père sort de la cabine et d’un mouvement de tête, il m’interroge sur le résultat. Je tend ma main vers le haut et lève le pouce. Un grand sourire se dessine sur son visage. Il m’indique de le suivre avec le tracteur pour vider la trémie (petite caisse de stockage de la batteuse). Je remonte rapidement sur l’engin pour le rattraper. La récolte à l’air prometteuse. La journée va être longue et belle. Après avoir transvasé le grain dans la remorque j’arrête le moteur et attends que la machine se remplisse de nouveau. Nous sommes heureux, comme des boliviens dans un champ de quinoa.

Champ de quinoa

Champ de quinoa

Mer ou salar?

Le quinoa, une céréale aux qualités nutritionnelles exceptionnelles

Le quinoa, une céréale aux qualités nutritionnelles exceptionnelles

Un arbre au milieu du désert

Un arbre au milieu du désert

La récolte du quinoa se fait entièrement à la main

La récolte du quinoa se fait entièrement à la main

On sépare le grain de la tige en battant manuellement les épis au dessus d'une grande bâche

On sépare le grain de la tige en battant manuellement les épis au dessus d’une grande bâche

Champ de quinoa et vue sur le volcan Thunupa

Champ de quinoa et vue sur le volcan Thunupa

Thunupa, un volcan avec vue imprenable sur le salar

Dans le village de Coqueza, situé au pied de l’imposant volcan Thunupa qui culmine à 5 400 mètres d’altitude, nous séjournons trois nuits dans un hôtel de sel. Nous avons en tête de gravir cette étonnante montagne pour accéder au cratère vers 5 000 m d’altitude. L’ascension nous prend 4h30. Nous traversons d’abord les flancs herbeux du volcan où pâturent les troupeaux de lamas puis nous nous engageons dans une série de pierriers de plus en plus pentus. Nous atteignons finalement le cône majestueux qui nous offre un spectacle de mille couleurs : une palette de teintes vives, allant de l’ocre au jaune en passant par le gris et le vert. Depuis le cratère, nous imaginons sans difficulté la violence des éruptions qui se sont produites par le passé, les jets de pierres et les dégagements de fumées soufrées. Le colosse est maintenant éteint, il dort paisiblement. Ce volcan, comme la plupart des sommets de Bolivie, est associé à une légende Indienne :  » Thunupa est ainsi reconnu comme étant la fille du Dieu omnipotent Viracocha. Suite à une période de sécheresse et d´épidémies, elle s´enfuit en direction de la cordillère Occidentale, où elle fut recueillie par le colosse Sajama, qui en tomba amoureux. Thunupa se laissera pourtant berner par les promesses du jeune galant Huayna Potosi, qui l´abandonnera sitôt leur amour consommé. Thunupa, honteuse, décide alors de s´enfuir. Elle se laissera guider par la Croix du Sud, que Viracocha fit apparaître dans le ciel pour lui montrer le chemin. À bout de forces, elle s’accroupit au bord du chemin et se mit à pleurer sans répit. Elle pleura tellement que ses larmes ont fini par former… le salar ! »  (Source : http://www.earth-of-fire.com/article-volcans-du-nord-chili-bolivie-le-tunupa-87734088.html ).
Sur le bord du cratère, installés sur un petit promontoire rocheux qui surplombe le paysage, nous réalisons l’ampleur de la traversée qui nous attend. Le volcan se dresse au bord du Salar d’Uyuni ce qui offre sans aucun doute le point de vue le plus magnifique des alentours pour contempler l’immensité de sel. Nous pouvons voir au loin l’île d’Incahuasi, notre étape du lendemain à une quarantaine de kilomètres. Nous repérons aussi l’île déserte de Phia Phia où nous bivouaquerons normalement le deuxième soir. L’étendue blanche nous intimide un peu. Il faut dire que le Salar d’Uyuni occupe 12 000 km2, soit l’équivalent de deux département français. Nous le traverserons par la voie la plus courte, 90 km tout de même que nous prévoyons de couvrir en trois jours de marche! La croûte de sel d’une profondeur moyenne de 40 mètres cache un trésor, la plus grande réserve de Lithium au monde estimée à 4 millions de tonnes. Cette manne si elle était exploitée pourrait faire de la Bolivie, le pays le plus riche d’Amérique du Sud. Cela attire bien-sûr les convoitises. Une entreprise Américaine, leader dans l’exploitation des ressources en métaux rares, a failli mettre la main sur le précieux. Le contrat, signé par le gouvernement bolivien, prévoyait une répartition des recettes à hauteur de 85% pour la compagnie US et 15% pour la Bolivie. Les révoltes des habitants locaux ont permis de rompre cet accord léonin in-extremis. Lorsque l’état cessera d’être sous le joug de la corruption, la Bolivie pourra peut-être un jour prélever correctement une partie de la ressource et s’en servir à bon escient pour assurer son développement. Espérons qu’elle le fasse sans dénaturer cet écosystème exceptionnel, et que cela puisse profiter aux populations locales. Malheureusement, l’Homme n’étant pas toujours très raisonnable face aux mirages de l’argent, il est bien possible que ce merveilleux désert blanc ne soit plus tout à fait le même dans les années à venir.

Le volcan Thunupa culmine à 5 400 mètres d'altitude

Le volcan Thunupa culmine à 5 400 mètres d’altitude

En route vers le cratère!

En route vers le cratère!

Ses pentes sont couvertes d'immenses pierriers

Ses pentes sont couvertes d’immenses pierriers

Ca grimpe sec!

Ca grimpe!

Plus que quelques mètres...

Plus que quelques mètres…

Nous découvrons l'imposant cratère de Thunupa

Nous découvrons l’imposant cratère de Thunupa

Beau contraste entre l'ocre de la roche volcanique et le blanc du salar d'Uyuni

Beau contraste entre l’ocre de la roche volcanique et le blanc du salar d’Uyuni

Demain, on va tout là-bas!

Demain, on va tout là-bas!

Le volcan dévoile toute sa palette de couleurs sous nos yeux ébahis

Le volcan dévoile toute sa palette de couleurs sous nos yeux ébahis

Le salar d'Uyuni s'étend à perte de vue devant nous

Le salar d’Uyuni s’étend à perte de vue devant nous

Le salar d’Uyuni

Nous partons avant le lever du jour pour la première journée de marche à travers le salar d’Uyuni. Le village de Coquesa, plongé dans l’obscurité de la nuit, laisse les marcheurs fous quitter les rues pour gagner l’entrée du salar. L’aube nous offre une nouvelle symphonie de couleurs : du violet, du rose, du rouge, de l’orange, du jaune. Les premiers rayons de lumière se réverbèrent sur le sol blanc. Nous sommes conscients d’assister à l’un des plus beaux spectacles de notre voyage. Nous prenons le temps d’observer attentivement les changements de teinte, d’admirer le jeu des reflets sur le sol. Nous savourons avec intensité ces instants éphémères. Thunupa rayonne, éclairé par l’astre solaire. Le volcan semble presque s’embraser et se mettre à fumer par un inattendu effet trompe-l’oeil produit par quelques nuages colorés qui s’allongent dans le ciel matinal. Vers 8h00, nous faisons une pause. La température est bien remontée et nous pouvons retirer quelques couches de vêtement. Au loin, l’île d’Incahuasi nous tend les bras. Sur le salar, La ligne d’horizon enseigne l’humilité au marcheur. Elle dupe le regard en reflétant comme un miroir les sommets qui nous entourent. A chacun de nos pas, elle paraît s’éloigner un peu plus. Elle garde ses distances, ni trop loin, ni trop près, semblant à la fois toujours accessible et perpétuellement inatteignable. Cible de nos convoitises, c’est elle qui motive le voyageur durant sa traversée du désert. Elle intrigue, amuse, agace: nous évaluons sans cesse les distances avec des estimations qui se révèlent chaque fois fausses. L’horizon, en s’éloignant, rappelle au marcheur que chaque pas est essentiel. Seul le présent compte, l’enjambée qui se déroule à l’instant, le chemin sous nos pieds.
Après une dizaine d’heures de marche, nous arrivons en fin d’après-midi sur l’île d’Incahuasi, une colline couverte de cactus géants et de corail sédimenté, témoin d’un passé lointain où la mer recouvrait entièrement les lieux. Alfredo, 70 ans, dernier habitant du salar nous accueille avec enthousiasme. Il voue une admiration certaine aux fous qui, comme nous, s’aventurent sur le salar  sans moyens motorisés, le plus souvent à vélo et plus rarement, à pied. Il conserve religieusement sept cahiers emplis des témoignages de ces voyageurs au long cours. Il y compile les petits messages, les cartes postales, les poèmes, les dessins, les autocollants, les photos de chacun. L’échange est authentique. Nous ressentons une profonde émotion en écoutant les mille et unes histoires de ce vieil homme qui retrace pour nous l’épopée des anciennes caravanes de lamas à travers le salar et se remémore quelques rencontres particulièrement marquantes avec les locos,  surnoms affectueux qu’il attribue aux aventuriers de passage sur son île. Le lendemain, avant de partir, Aurélia, sa femme, nous sert un almuerzo délicieux, avec viande de lama grillée au barbecue, accompagné de frites. Un régal ! Nous avons choisi de faire une étape plus courte aujourd’hui afin de rejoindre l’île déserte de Phia-Phia à une quinzaine de kilomètres. Nous bivouaquons sur « la plage » au bord de ce petit atoll corallien, seuls humains de cet archipel perdu au milieu la mer de sel. La troisième journée nous demande encore un bel effort pour parcourir les trente kilomètres qui nous séparent du village de Puerto Chuvica. Là-bas, Paulina,  qui gère un hôtel de sel, nous permettra d’y dormir à tout petit prix pour nous faire profiter, dit-elle, de l’opportunité de passer une nuit bien au chaud, à l’abri du vent après cette incroyable traversée. Admirative, elle loue notre courage, s’interroge aussi un peu sur notre folie, de nous engager dans une telle aventure et souhaite par ce geste généreux nous accompagner.

Départ à l'aube pour les 90 km de la traversée du salar d'Uyuni

Départ à l’aube pour les 90 km de la traversée du salar d’Uyuni

Pedro se prend pour Jean-Louis Etienne en pleine exploration de la banquise

Pedro se prend pour Jean-Louis Etienne en pleine exploration de la banquise

Entre chien et loup

Entre chien et loup

Thunupa serait-il en train de se réveiller?

Thunupa serait-il en train de se réveiller?

C'est tout droit!

C’est tout droit!

Dalles de sel

Dalles de sel

Et la magie opère...

Le soleil est là mais il fait toujours frisquet

Le soleil est là mais il fait toujours frisquet

L'île d'Incahuasi est en vue!

L’île d’Incahuasi est en vue!

Drôles de bêtes aux jambes allongées

drôles de bêtes aux jambes allongées

On marche, on marche et pourtant l'île d'Incahuasi paraît toujours aussi loin!

Pedro se prend pour Steven Spielberg : "Et...Action!"

Pedro se prend pour Steven Spielberg : « Et…Action! »

La team Voyage en Marche

La team Voyage en Marche

Nous achevons notre marche dans l’Altiplano à Colcha-k. Au-de-là, plus au sud, s’étend une autre région de la Bolivie : le désert du Lipez, qui sera l’ultime étape de ce voyage à pied en Amérique du Sud. En attendant, nous rejoignons en bus la ville d’Uyuni, petite bourgade commerciale, point de départ logistique des 4×4 transportant les touristes venus découvrir le temps d’une excursion de 2 ou 3 jours les splendeurs de la région. C’est aussi depuis deux ans une ville-étape incontournable du Dakar, le fameux rallye raid, qui fait maintenant rêver tous les gamins du coin et suscitera sans nul doute de futures vocations. Nous avons le plaisir et la surprise d’y retrouver deux de nos « fans » inconditionnels. Nicole et Yvon, jeunes retraités corréziens, nous suivent avec assiduité, par l’intermédiaire de notre blog, depuis la parution en mai 2015 d’un article sur nous dans le quotidien La Montagne. Nous avons échangé de nombreux messages pendant le voyage, se découvrant plusieurs passions communes. Eux aussi, sont de grands voyageurs. Ils ont sillonné le monde et ils nous racontent, entre autres, qu’il y a quinze ans, ils ont eu le projet fou de réaliser le tour du monde en 80 jours sur les traces de Jules Verne, relevant le défi de traverser le globe sans prendre l’avion en un temps record. Ils accomplirent cette prouesse en 44 jours, montre en main et tirèrent de cette aventure un ouvrage, récit de ce voyage hors du commun. Nicole et Yvon profitent à fond de leur retraite pour continuer leur exploration du monde. Vous pouvez les suivre sur leur blog, lors de leur pérégrination actuelle en Amérique du Sud : http://nicoleyvonpb.over-blog.com/. Nous sommes enchantés de cette belle rencontre. Rendez-vous est déjà pris pour se revoir. Nous aurons sans-doute la chance de vous les présenter bientôt car ils ont promis de nous rendre visite cet été pendant le festival folklorique de Confolens (16), qui se tiendra, comme chaque année du 10 au 15 août prochain. Plus d’infos sur ce festival d’arts et traditions populaires pour ceux qui aiment découvrir les cultures du monde : http://www.festivaldeconfolens.com/

Incahuasi, une île étonnante au milieu d'une mer de sel

Incahuasi, une île étonnante au milieu d’une mer de sel

Alfredo, le seul habitant d'Incahuasi, aime accueillir les voyageurs au long cours qui font étape sur son île

Alfredo, le seul habitant d’Incahuasi, aime accueillir les voyageurs au long cours qui font étape sur son île

Arche naturelle de coraux sédimentés

Arche naturelle de coraux sédimentés

Détail de coraux sédimentés sur l'ïle d'Incahuasi

Détail de coraux sédimentés sur l’ïle d’Incahuasi

Ca ferait de bons piques pour l'apéro, non?

Ca ferait de bons piques pour l’apéro, non?

Il y a des poilus et des piquants

Il y a des poilus et des piquants

Les cactus géants de l'île d'Incahuasi

Les cactus géants de l’île d’Incahuasi

Entre poilus, on s'comprend!

Entre poilus, on s’comprend!

On touche avec les yeux svp

On touche avec les yeux svp

Yvon et Nicole, nos amis blogtrotteurs...

Yvon et Nicole, nos amis blogtrotteurs…

 

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Commentaires du site

  1. Nicole et Yvon
    Répondre

    Et oui, nous nous sommes rencontrés à Uyuni contre toute attente! La surprise la plus agréable de notre voyage! Comme je l’explique dans l’article que je viens de poster (récit de la découverte de cette même région mais en 4/4!) nous avions plus de chances de ne pas nous rencontrer que le contraire!
    Bonne dernière étape et à bientôt en Charente!

  2. Hilton & Melva
    Répondre

    Fascinating. Very interesting and so well presented these beautiful, harsh landscapes. It certainly would be a shame to see industry destroy it. However, that will surely happen. All the best to you Sophie and Pedro.

    • Pedro et Sophie
      Répondre

      Thank you Hilton and Melva. happy to know that you keep walking with us!
      xxx Sophie and pedro

    • Pedro et Sophie
      Répondre

      C’est assezs simple :
      Pour le salar de Coipasa nous l’avons traversé dans la journée 42km donc pas de problème d’eau.
      Pour le salar de Uyuni nous l’avons traversé en 3 étapes. Le premier jours vers Incahuasi où il y a un habitant donc de l’eau puis nous avons porté deux jours d’eau pour atteindre l’île Phia phia puis Chuvica.

      C’est un étape assez facile comparée à d’autres.

  3. Jean-Louis VOLLIER
    Répondre

    Javais décroché du site depuis plusieurs semaines, et avec ces grandes journées de juin, je viens de découvrir le dernier reporting : de plus en plus grandiose, de plus en plus forts et organisés pour faire ces grandes étapes dans des conditions extrêmes !
    J’ai bien noté le 23 juin mais je ne sais pas encore si je serai des vôtres…
    Bon fin de voyage et bon retour à ESSE !
    Amitiés

    • Pedro et Sophie
      Répondre

      Salut l’ami,
      Nous sommes heureux de te retrouver sur le blog.
      Pour le retour la date est bien le 18 juin et non le 23.

      A bientot
      Pedro et Sophie

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