Du 8 au 18 avril : La Cordillère Royale 150 km

La Cordillère des Andes, véritable épine dorsale de la Bolivie se divise en deux branches, au noeud de l’Apolobamba, formant la Cordillère Occidentale et la Cordillère Royale. Après avoir exploré la Cordillère Apolobamba sur les traces des guérisseurs Kallawayas, nous partons à l’assaut de la Cordillère Royale. Ce massif fût baptisé de ce nom prestigieux par les conquistadores, éblouis devant la majesté des hautes cimes enneigées. Le climat y est particulier, nous allons en faire l’expérience, car les masses nuageuses, contenant toute l’humidité de l’Amazonie, se heurtent à l’est contre cette barrière montagneuse. Au contraire, sur l’autre versant, les hauts plateaux de l’Altiplano confère un climat sec et aride. La Cordillère royale s’étend sur 220 km au nord de La Paz et compte plusieurs sommets imposants tels que l’Illampu (6360 m), l’Ancohuma (6 420 m), le Condoriri (5 640 m), le Huyana Potosi (6 088 m) et l’Illimani (6 490 m). Toutes ces montagnes portent des noms de divinités indiennes Aymaras et sont vénérés comme telles par le peuple andin. Nous avons prévu de nous attaquer à un parcours particulièrement exigeant et reculé qui traverse intégralement le Cordillère Royale du nord au sud, le trek de la Trans Cordillera. Nous devons nous préparer à des franchissements quotidiens de cols de haute altitude mais le spectacle promet d’être à la hauteur des efforts fournis avec des vues imprenables sur les principaux sommets et les glaciers. Nous cheminerons sur les deux versants de la Cordillere : côté Lac Titicaca et côté Amazonie. De Sorata jusqu’au Huyana Potosi, il faut compter une dizaine de jours de marche.

Marché de Sorata

Marché de Sorata

Ce samedi c'est feria

Ce samedi c’est feria

Nous débarquons donc au petit matin dans le village de Sorata, un peu sonnés après une nuit glaciale dans le bus. Nous sommes tout au nord de la Cordillère Royale, au pied de l’imposant mont Illampu (6 360 m). La bourgade est accueillante avec ses petites maisons coloniales et ses ruelles pavées. Nous trouvons une auberge. Il n’y a pas un chat, nous sommes les premiers clients de la saison. Il est 7h30 et nous tirons du lit le tenancier. Après une bonne portion de toasts et d’oeufs brouillés sur la terrasse ensoleillée, nous sommes disposés à rattraper le retard de sommeil accumulé avec une bonne sieste pendant tout le restant de la matinée. Nous descendons ensuite faire un tour pour visiter le village et acheter le ravitaillement. La place centrale concentre l’activité du hameau avec un sympathique marché et quelques petits restaurants. Aux alentours, le paysage est magnifique : nous sommes perchés à 2 700 m d’altitude entre collines sèches andines et large vallées verdoyantes amazoniennes. La vue porte sur des champs abruptes et des cultures en terrasses où travaillent des paysans indiens.

Vue sur Sorata

Vue sur Sorata

Hameau dans la vallée

Le lendemain, lever de bonne heure pour attaquer notre première journée de marche. Nous montons des ruelles très escarpées pour atteindre la sortie de Sorata. Grâce au tracé GPS que nous avons récupéré sur le blog d’un randonneur ayant effectué la Trans Cordillera en 2013 (voir son site http://etienne.fert.pagesperso-orange.fr/ qui regorge d’infos, de topo-guides et de tracés GPS pour les passionnés de trekking mais aussi de trail, de ski de fond et d’alpinisme. Etienne est un sportif accompli!), nous réussisons l’exploit de ne pas nous perdre au milieu des nombreux chemins, traces, sentes et pistes qui partent du village vers les hauteurs. Nous atteignons le hameau de Lachathiya après 5 heures de marche à travers forêts semi-tropicales et champs de maïs en terrasses. Nous installons le bivouac à côté du terrain de foot, près de la rivière avec une vue imprenable sur l’Illampu et l’Ancohuma. La journée suivante démarre avec le passage du col d’Abre Illampu à 4 750 m d’altitude. La montée est particulièrement pénible pour Pedro qui souffre de petits désagréments intestinaux bien connus des voyageurs. Persévérant comme il est, il atteint le col à bout de souffle au prix d’efforts difficiles. Malheureusement, alors que nous avions quitté le hameau sous le soleil, la brume nous a complètement enveloppés au fur et à mesure que nous grimpions vers les hauteurs, si bien que nous ne voyons pas beaucoup plus loin qu’à quelques mètres devant nous. Mais il en faut plus pour nous démonter, nous descendons d’un bon pas vers le lieu de notre prochain bivouac. Au troisième jour, nous passons le col de Korahuasi à 4 500 m à nouveau dans un épais brouillard puis entamons une très longue descente dans une large vallée verdoyante qui nous mène jusqu’au village de Cocoyo. Dans cet ancien bourg minier, nous trouvons une petite épicerie pour nous ravitailler. La chola qui s’en occupe, est très intriguée de savoir que nous voyageons à pied, confirmant le peu de touristes se baladant dans la région.

Cria et sa mère

Cria et sa mère

En chemin vers le col de Nigruni

En chemin vers le col de Nigruni

Après le col de Sarani, nous arrivons en fin de matinée dans une jolie vallée peuplée de troupeaux de lamas et parsemées de petites maisons en pierres sèches. Au hameau de Chajolpaya, nous faisons la rencontre d’un vieil homme qui nous demande des médicaments pour se soigner. Il nous montre en soulevant le bas de son pantalon une vilaine plaie profonde déjà fort infectée sur le tibia. Nous lui prodiguons quelques conseils en lui laissant du désinfectant, des compresses et des comprimés d’antalgiques (nous n’avons pas emporté d’antibiotiques avec nous). Nous essayons de le convaincre de voir un medecin assez rapidement car sa blessure est sérieuse. Il se montre particulièrement reconnaissant que l’on se préoccupe de son sort. C’est extrêment touchant et émouvant pour nous de ressentir la détresse de cet homme. Nous le quittons le coeur lourd. Un peu plus loin, nous nous arrêtons à proximité d’une petite ferme en espérant trouver un peu de pain. Dans un petit abri en pierre, il y a bien un stock de vivres qui fait office d’épicerie pour les rares habitants du secteur. Il y a du coca, des gâteaux, des bonbons mais pas de pain. En apercevant des poules trottiner dans la cour, nous avons l’idée de demander des oeufs. « Ils sont tout frais » nous dit la grand-mère. Voilà qui agrémentera agréablement, le plat quotidien de pâtes ou de riz.

De l'autre côté du col de Nigruni

De l’autre côté du col de Nigruni

Photo à 4950 m

Photo à 4950 m

Descente du col de Nigruni

Descente du col de Nigruni

Nous cherchons ensuite un lieu de bivouac un peu plus haut en direction du col que nous devrons franchir demain matin. Encore inconscients du péril à venir, nous nous régalons au dîner d’oeufs brouillés mélangés à une bonne platrée de pâtes. Les premiers symptômes ne mettent pas longtemps à se faire sentir. Nous passons une nuit agitée, le coeur battant à la chamade et ne trouvant aucune bonne position pour s’endormir. Le matin, une envie particulièrement pressante nous tire du lit, ne faisant plus de doute sur la cause de notre insomnie. Les oeufs ne devaient pas être si frais que ça… Passons les détails de tuyauterie, il est 10 heures et nous n’avons toujours pas pu décoller en raison d’incessants aller-retour derrière le petit muret en pierre sèche qui jouxte notre bivouac. Je suis particulièrement atteinte, Pedro, pour une fois, s’en tire un peu mieux. Plusieurs sachets de Smecta plus tard, nous décidons quand même de lever le camp pour essayer de grimper le col de Negruni. Pas de bol, la montée est très raide, à travers d’énormes blocs rocheux que nous devons parfois escalader. Au bout de 250 mètres de dénivelés, je craque. La fatigue est trop importante, je n’ai pas suffisamment de force pour passer le col aujourd’hui. Nous plantons donc la tente à 4 700 mètres  dans la seule zone à peu-près plane et sans caillous du secteur. Les medicaments commencent à faire effet mais nous passons encore une nuit difficile car les températures sont glaciales. La toile de tente est complètement rigidifiée et blanchie de gel le matin. Heureusement, nous nous sentons mieux et prêts à venir à bout de ce fichu col. Comme pour nous encourager, le soleil brille de milles feux sur un ciel bleu azur sans aucuns nuages à l’horizon. Nous frôlons les 5 000 mètres d’altitude et nous accédons au magnifique cirque que forme le massif de Negruni. Le spectacle vaut le détour, entre glaciers étincelants, paroi abrupte, fond de vallée verdoyant et lagunes multicolores. La journée de marche est idyllique, une des plus belles de ce periple. Nous évoluons le long d’un cours d’eau bleu laiteux languissant en lacets au milieu des troupeaux de lamas au pied des neiges éternelles du massif de Chearoco. Nous admirons plusieurs petits hameaux traditionnels, certains abandonnés d’autres dont les jolis enclos en pierres sèches et les cultures aménagées témoignent d’une activité paysanne encore bien présente.

Ancien corral de pierre

Ancien corral de pierre

Une pause contemplative

Une pause contemplative

Les chemins vers Palca
Les deux jours suivants, nous changeons de vallée et entamons une longue remontée d’environ 15 km pour atteindre le col Cumbre Mollo à 4 950 mètres d’altitude. En franchissant ce passage, nous coupons transversalement la Cordillère Royale et nous passons sur le versant sud-ouest du massif. Les paysages sont très différents, l’univers beaucoup plus minéral. Depuis le col, la vue plonge vers plusieurs sommets enneigés et vers d’immenses lagunes occupant le fond d’une ancienne vallée glaciaire. Nous bivouaquons au bord de l’une d’elle, la laguna Khotia. Le vent souffle fort pendant la nuit et les températures sont toujours aussi glaciales. Nous traînons un peu au réveil car la toile de tente est encore couverte de gel et nos duvets, comme à chaque fois qu’il y a des températures négatives, sont imprégnés d’humidité. Le plus désagréable dans ce moment-là est certainement de devoir plier la tente encore humide dans le froid alors que les rayons du soleil peinent à se frayer un chemin travers la brume matinale. La météo semble à nouveau instable. Nous croisons le seul et unique trekkeur de tout ce parcours, un suisse accompagné d’un guide et d’un porteur. Ils partent pour un petit circuit de trois jours en direction du Condoriri. Nous les suivons dans la montée du premier col de la journée. Depuis la crête, la vue porte au loin sur l’immense plateau de l’Altiplano et le lac Titicaca avec ses multiples petits îlots. Le ciel est devenu très nuageux. Une dégradation va arriver. Nous avons en plus des difficultés à trouver le bon chemin pour atteindre le prochain col. Notre ami (virtuel) et pourvoyeur de tracé GPS, Etienne Fert, avait apparemment pris l’option « je-trace-directement-dans-le-pentu ». La pente en question nous paraît très raide et le pierrier fort instable. Il ne nous semble pas prudent de nous engager là-dedans. Mais impossible de trouver le moindre sentier qui nous permettrait de basculer sur l’autre versant de la vallée. Petit temps de réflexion. Au loin, l’orage commence a gronder et il fait de plus en plus sombre. Nous faisons le point : il nous reste normalement deux jours de marche avant le point final que nous nous étions fixé, nous avons des vivres en quantité suffisante mais très rudimentaires faute de pourvoir trouver de la nourriture plus variée dans les hameaux de montagnes, notre état physique est correct mais nous ressentons tout de même les effets négatifs de la fatigue accumulée à la suite de nuits difficiles, le moral à l’instant T est un peu à plat. Nous prenons la décision de descendre dans la vallée et de renoncer aux deux dernières étapes du parcours initialement prévu. La météo nous donnera raison puisqu’un violent orage s’abat sur le massif quelques heures après notre départ. Nous l’observons de loin, bien en sécurité, ayant retrouvé des hauteurs plus raisonnables dans les pâturages andins du bas de la vallée. Nous marchons d’un bon rythme, motivés par l’idée de rejoindre un village pour y passer la nuit à l’abri et peut-être trouver un petit boui-boui pour dîner.

Traversée des marais

Traversée des marais

Cairn

"C'est t'y bien semé?"

« C’est t’y bien semé? »

Comme toujours dans notre voyage, c’est au moment où l’on se sent le plus vulnérable, ou l’on n’attend plus grand chose, que le hasard met sur notre route un heureux bienfaiteur. En cet fin d’après-midi orageuse, la famille de Ramiro, tout jeune père de famille de 20 ans nous offre généreusement l’hospitalité. Cette famille d’origine indienne Aymara habite une maison toute neuve que Ramiro a construite de ses propres mains. Les deux petites filles de 4 et 6 ans sont amusées de nous voir. C’est la première fois qu’ils ouvrent leur porte à des étrangers. La mère, plus réservée, allaite son bébé de 6 mois adossée au mur de la maison pendant que nous faisons les présentations et expliquons notre aventure. Ramiro est impressionné de savoir que nous avons traverser à pied la Cordillère. Il n’a jamais exploré la région plus loin que la lagune depuis laquelle nous sommes descendus cette après-midi. La maison est modeste : trois pièces, une salle principale sans aucuns meubles, une chambre où ils dorment tous ensemble et une minuscule cuisine. Nous convenons avec eux de monter notre tente bien à l’abri dans la grange. Ramiro s’extasie devant notre matériel de randonnée. Il veut tout toucher, tout voir et connaître le prix de chaque chose. Nous restons vague sur ce dernier point craignant de les choquer. La différence de niveau de vie est déjà tellement criante. Nous faisons diversion en lui proposant de nous aider à monter la tente. Cela l’amuse beaucoup. Nous passons un long moment à installer ce bivouac un peu particulier sous le regard bienveillant de sa femme accroupie sur une brique, en train de bercer son enfant. Les petites filles ne parlent pas espagnol mais un dialecte indien, l’Aymara. Néanmoins, nous nous comprenons vite par les gestes et les sourires. A notre invitation, elles testent la tente et paraissent adopter cet abri incongru pour elles.

Rivière descendant tout droit du glacier

Rivière descendant tout droit du glacier

Pont de pierre

Pont de pierre

Montée vers le cumbre mollo 5040m

Montée vers le cumbre mollo 5040m

En haut du Cumbre Mollo

En haut du Cumbre Mollo

Pour le dîner, nous proposons de metttre en commun le reste de nos vivres. La très jeune mère de famille se réjouit de la portion de riz que nous lui apportons; c’est une nourriture apparemment rare et chère pour eux. Nous nous rassemblons tous dans la cuisine, assis acroupis sur des briques et nous préparons ensemble le repas composé de pommes de terre nouvelles du jardin, de riz et de quinoa et de truites que Ramiro a pêchées la veille dans la lagune. Les discussions vont bon train animées par l’insatiable curiosité de ce jeune couple sur nos vies d’occidentaux. Nous apprenons qu’ils sont tous les deux nés dans le village et qu’ils sont fermiers. Ils cultivent la pomme de terre et le quinoa, et élèvent des lamas qui sont gardés plus haut dans la montagne par les parents. Ramiro va aussi de temps en temps travailler à la mine d’or. Il s’agit d’un labeur épuisant dont la description nous replonge directement dans l’univers de Germinal. Seul l’espoir de trouver un jour un peu d’or lui donne le courage de continuer à tenter sa chance de temps en temps dans des conditions extrêmement difficiles et dangereuses. Il nous fait part de son rêve le plus fou : posséder un jour un 4X4 de marque Toyota Hillux… Rêve probablement à jamais inaccessible dont l’évocation lui laisse les yeux brillants d’envie. Nous passons un très belle soirée serrés les uns contre les autres dans la chaleur moite de cette petite pièce. Un beau moment d’humanité.

En haut du Cumbre Mollo

En haut du Cumbre Mollo

Vue sur la vallée

Vue sur la vallée

Laguna Kara Khota

Laguna Kara Khota

Pause à 4700m avec vue sur le lac Titicaca au loin

Pause à 4700m avec vue sur le lac Titicaca au loin

Marche sur le crête Wayla Pampa

Marche sur le crête Wayla Pampa

Après une nuit bien à l’abri du gel et du vent, nos hôtes nous tire du duvet vers 6h30 avec une grande assiette de pommes de terre et de la truite frite. Quoi de mieux pour démarrer la journée!? On est lundi matin, les filles de Ramiro se préparent pour l’école. Leur mère leur lave leur longue chevelure noire sur le pallier de la maison dans une grande bassine d’eau fraîche. Les premiers rayons du soleil viennent réchauffer les petites courageuses. Séance de tressage minutieux pour un résultat impeccable. Encore quelques instants de sourires et d’échanges, quelques photos souvenirs. Ramiro et sa femme nous demandent de promettre de leur rendre à nouveau visite. Ils sont tellement heureux d’avoir partagé une soirée avec leurs « amigos de Francia » comme ils nous appellent. Nous laissons aux filles nos derniers paquets de biscuits. Nous offrons chacun le bracelet que nous portons au poignet, depuis le début de notre voyage, à nos hôtes, visiblement ravis. Nous reprenons notre route sur la piste de l’Altiplano en direction de La Paz, la tête remplie d’étoiles, le coeur gonflé d’émotions. Nous venons de vivre encore une bien belle aventure dans ces montagnes boliviennes. Merci!

Rencontre avec une famille d'indiens Aymara

Rencontre avec une famille d’indiens Aymara

L'ainée et la benjamine de la famille

L’ainée et la benjamine de la famille

Berta se prépare pour l'école.

Berta se prépare pour l’école.

La famille de Ramiro nous a accueillis

La famille de Ramiro nous a accueillis

 

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Commentaires du site

  1. Philo
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    Epoustouflant ! Toutes vos productions (textes, images et vidéos) sont d’une grande qualité. A se demander si ce n’est pas la QUALITE qui vous habite ? Evidemment nous sommes un peu de parti pris mais surtout fiers et heureux de vous voir vivre pleinement cette aventure tant physique et sportive qu’humaine. Vous allez finir par nous émouvoir plus qu’il n’en faut ! Biz et bonne poursuite. Philo.
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  2. francoise hervieux de YERVILLE
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    Je suis une lectrice assidue et admirative votre blog. Félicitations pour ce magnifique récit de votre merveilleuse aventure. BRAVO !!!!!

  3. Nicole BC
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    Bravo, bravo les aventuriers! Mais méfiez vous des oeufs!!
    Pour nous c’est demain le départ pour Lima et puis la Bolivie..
    Bonne continuation. Nicole BC

  4. Jean-Louis VOLLIER
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    Bonjour les amis !
    Époustouflant !
    Vous êtes des forces de la nature pour résister à ces conditions extrêmes et toujours avec le sourire…n’est ce pas Sophie ?
    Quelles belles images ! quelles belles rencontres ! quelle expérience !
    Au plaisir de vous lire à nouveau…
    Amitiés

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