Du 3 au 11 Janvier 2016 : De Tekapo à Wanaka 210km

L’Otago, grands lacs et désert rocailleux

La halte sur les bords du lac Tekapo est bien appréciable. Non seulement, la vue est idyllique mais en plus, nous profitons d’un bain réparateur dans les sources chaudes environnantes. Nous repartons bien revigorés pour une première étape de plat, chose peu commune sur le Te Araroa. Nous traversons le bassin de Mackenzie, le plus grand bassin versant du pays, qui s’étend sur environ 100 km. Historiquement célèbre pour l’élevage de moutons, cette région peu peuplée est aujourd’hui une destination touristique très prisée, notamment pour ces immenses lacs : Tekapo, Pukaki, Ruataniwha et Ohau. Les skieurs affluent aussi en hiver pour profiter des Alpes du Sud. Nous empruntons une portion de la piste cyclable A2O, Alp 2 Ocean ( http://www.alps2ocean.com/ ) qui relie le Mont Cook à Omaru, sur la côte ouest. Ce circuit d’une longueur de 300 km semble populaire. Nous croisons de nombreux cyclistes en chemin.

Lac Ruataniwha

Lac Ruataniwha

Lac Ohau

Lac Ohau

Les montagnes du lac Ohau

Les montagnes du lac Ohau

Lac Ohau

Lac Ohau

Nous quittons le bassin de Mackenzie après une nuit au bord du lac Ohau. Le sentier regagne les hauteurs. Nous retrouvons la solitude des montagnes dans le parc de conservation de la vallée Ahuriri. Les prairies de tussack, touffes d’herbes jaunes côtoient de longs pierriers. Les montagnes culminent à une altitude moyenne de 1 500 mètres. Il y a peu de cabanes sur cette portion. Nous bivouaquons plusieurs nuits près des rivières. Le beau temps s’est installé durablement. Le soleil a pris de la vigueur. La chaleur reste supportable mais la crème solaire est de rigueur. La région de l’Otago est connue pour avoir le climat le plus continental de la Nouvelle-Zélande : étés très chauds et sécheresse, hivers particulièrement rudes.

Pause goûter du matin pour Pedro

Pause goûter du matin pour Pedro

Avon burn river

Avon burn river

Chemin escarpé

Chemin escarpé

Nous traversons sans trop de difficulté la large rivière d’Ahuriri, en choisissant une zone où le cours d’eau se divise en deux bras. Le territoire appartient à une « station », nom donné ici aux immenses exploitations agricoles. Les moutons partagent leurs pâtures avec d’inombrables lièvres et lapins, qui détalent parfois juste devant nos pieds. Nous montons au col de Martha Saddle à 1680 mètres puis amorçons une longue descente vers la rivière Timaru. Le paysage se compose de montagnes de micaschiste. Cette roche métamorphique est constituée de minéraux en feuillet, qui lui confèrent un aspect très friable. Le feuilletage façonne de drôle d’architecture aux allures de cheminées instables. La vallée forme une gorge étroite. Nous progressons tantôt dans le cours de la rivière, tantôt sur les berges rocailleuses. Les arbres, principalement des Beech tree, s’implantent courageusement dans les moindres failles de roches. J’admire leur aplomb dans les parois abruptes des gorges. Dans des pentes parfois si raides qu’un humain pourrait à peine tenir debout, les racines réussissent à s’ancrer dans quelques centimètres de terre. Elles infiltrent les entrailles de la montagne, utilisant le moindre interstice disponible.

Le Martha saddle en vue

Le Martha saddle en vue

Le vent balai les nuages

Le vent balaye les nuages

Pedro en marche

Pedro en marche

Chemin en vue

Chemin en vue

Nous atteignons le sommet de Breast Hill (1 578 mètres) après sept jours de marche. Nous découvrons une vue fantastique sur le lac Hawea et la chaîne des Alpes du Sud dont le point culminant est le mont Aspiring, 3 033 mètres. Nous passons un long moment sur un promontoire, subjugués par le panorama. Le sentier sur la ligne de crête est très exposé au vent. Nous accèdons facilement à Pakituhi hut, jolie cabane toute neuve, perchée sur la corniche. Il y a du monde ce soir avec nous. Deux néo-zélandais dont l’un est accompagné de ses deux enfants, et un couple de français d’une vingtaine d’années. La soirée est sympathique. Nous prenons plaisir à échanger nos expériences avec Lucie et Xavier qui voyagent autour du monde depuis 14 mois. Ils ont baroudés en Inde, au Népal, en Australie et ont traversé la Tasmanie en vélo. Pleins d’enthousiasme et visiblement conquis par leur aventure, ils nous ont raconté quelques anecdotes  amusantes de leur périple. Nous avons aussi beaucoup discuté de leurs rêves d’avenir, entre autre un projet de petite ferme en maraîchage bio. Le lendemain, nous entamons une descente très raide de 1 000 mètres vers le lac. Le sentier suit une arête de la corniche, un balcon idéal pour profiter encore une fois de la vue sur Hawea.

Lac Hawea

Lac Hawea

Pedro contemplatif

Pedro contemplatif

Je prends mon temps pour apprécier un paysage comme celui-ci

Je prends mon temps pour apprécier un paysage comme celui-ci

Les sommets qui dominent le lac Hawea

Les sommets qui dominent le lac Hawea

Sophie au sommet du Breast Hill

Sophie au sommet du Breast Hill

Nous continuons ensuite le long de la rivière Hawea puis près du fleuve Clutha, alimenté en grande partie par le lac Wanaka. L’activité glaciaire de cette partie de l’Otago a fortement modelé le paysage, créant des vallées en forme de U et des rivières chargées de sédiments. La couleur de l’eau varie d’un bleu profond à tout un dégradé de turquoise. Tout cet environnement aquatique et les berges à la végétation luxuriante contrastent avec l’arrière plan désertique fait de montagnes rocailleuses et de prairies jaunies. Les vacanciers profitent agréablement de cet espace propice aux activités de loisirs en plein-air: pistes cyclables, zones de baignade, aménagements spécifiques de la rivière pour la pratique du kayak et même du surf sur une vague stationnaire. La foule des touristes grandit à mesure que nous nous rapprochons bientôt du lac Wanaka. Rendez-vous incontournable des estivants, Wanaka, il est vrai ne manque pas d’atout avec son magnifique lac et les montagnes alentours. Villas cossues, 4X4 rutilants, voiliers alignés dans la baie, terrasses de café bondées, camping débordant de campervan… La transition vers le monde « civilisé » est toujours un peu brutale pour nous.

Je vole

Je vole

#VoyageEnMarche

#VoyageEnMarche

#VEM

#VEM

Chemin de crête

Chemin de crête

Des nuages peints
1000m de dénivelé!

1000m de dénivelé!

Descente escarpée vers le lac Hawea

Descente escarpée vers le lac Hawea

Instant magique

Instant magique

1000m négatif en 4km

1000m négatif en 4km

Enfin arrivé

Enfin arrivé

Lac Hawea piscine pour enfants

Lac Hawea piscine pour enfants

 

Et en son et en image :

 

Commentaires de Facebook

Commentaires du site

    • Pedro et Sophie
      Répondre

      Salut les amis. Vous marchez vers le Nord, nous vers le Sud. Nous nous croisons. Nous échangeons et nous gardons contact. Allez les Nantais la Nouvelle Zélande est belle vous verrez.
      Amis randonneurs et amoureux de la nature n’hesitez pas à visiter https://mamaisonsurledos.wordpress.com/ un joli blog de la NZ en version Sud vers le Nord

  1. Jean-Louis VOLLIER
    Répondre

    Bonjour les amis,
    Bien content que vous ayez trouvé l’ambiance estivale dans un secteur très continental de la NZ !
    Que de belles images, encore une fois, avec le bleu des lacs dont on ne se lasse pas ! le soleil a l’air bien présent : comment vous protégez-vous ? car les UV de NZ sont parmi les plus agressifs du globe, soi-disant… mais j’en ai gardé un souvenir depuis 2010 ! Où sont les moutons car c’est vrai que l’OTAGO était le « grenier à Mérinos » ?
    Bon courage pour la prochaine étape…
    Amitiés

    • Pedro et Sophie
      Répondre

      Salut l’ami.
      Oui il faut se protéger du soleil, crème solaire voir tee shirt manches longues.
      Côté moutons il y en a de moins en moins. Et puis nous sommes dans des zones assez accidentées difficiles d’accès avec l’altitude, pas idéal pour l’élevage!! Je crois que les plus grosses station ont été vendues à des investisseurs qui souhaitent améliorer l’environnement, par conséquent ils réduisent la part de l’élevage. Le mouton est aussi moins rentable en ce moment c’est plutôt l’eldorado de l’or blanc (L’élevage laitier bovin).
      Biz
      Amitiés

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